Ouais, on sait, désolé, nous sommes impardonnables. Plus de deux mois sans nouvelles, c'est moche. En fait, c'est surtout parce qu'on a été assez occupés. D'abord, Noël, le retour ici, pas mal de taf, notre ami Fred qui est venu passer un week-end dans notre beau pays, pas mal de sorties, tout ça.
Donc, reprenons dans l'ordre. Clem est rentré une semaine après moi à Dublin, le temps d'aller se ressourcer sur les pistes rouges, s'ils ont des pistes rouges sur ces petites montagnes. Moi, pendant ce temps-là, j'ai bossé, passé le réveillon à Dublin, loin de mes amis normands, rahhh, et puis j'ai eu l'occasion de dire au revoir à Adur et Nozomi, nos anciens colocs, qui ont quitté Dublin, la faute au Japon, à l'Irlande, à des problèmes de visa. Toujours est-il que nous avons eu le plaisir d'accueillir les non moins chaleureux Oscar et Ana, un couple d'espagnols qu'il est bien, elle tout dans la retenue, la timidité, le sourire, et lui dans l'expansivitié, la franchise et la PS3.
Bref, ils sont très sympas, et on est toujours ravis dans notre bel appart.
Ensuite, en janvier, il y a eu Fred, notre pote du Havre, qui est venu passé un p'tit week-end avec nous. On en a profité pour aller visiter avec lui la baraque de notre pote Vincent, en dehors de Dublin, à Leixlip, un coin charmant.
Sinon, voilà, pour le reste, on passe pas mal de temps avec des Français, Emilie, ancien collègue de Clem, Evane, une des mes anciennes collègues, Thomas, mon collègue, et le Murray's, mon meilleur ami depuis qu'il diffuse les matches de Caen (deux derniers matches de Caen diffusés, même si c'est loin de nous porter bonheur).
Bref, sinon, cette semaine, il a neigé à Dublin, ça arrive une fois tous les dix ans, paraît-il, j'ai l'impression de partir à la chasse au tire-fesses quand je me rends au boulot, j'ai fait une bataille de boules de neige avec des collègues (ma dernière bataille devait remonter à une dizaine d'années). C'est peu dire que le coin est joli, autour de ma boîte, quand tout est blanc.
Sinon, en vrac :
- y avait des centaines de Français dans les rues hier, la faute à ce superbe Irlande-France, parfaitement négocié par les Bleus, sûrement parce qu'ils ont chanté la Marseillaise un peu fort au début
- on a été ans une soirée bondée d'Irlandais, et c'est qu'on se rend compte que putain, quand ils décident de parler vite avec leur accent en "oïe", c'est super dur de les suivre. Heureusement, deux nanas bredouillaient le Français.
- on a visité le National Museum of Ireland, c'est nul.
- on avait déjà visité la National Gallery, c'est mieux.
- cette semaine on va visiter l'expo Bodies, qui est pour résumer, une exposition de cadavres (en fait, les corps sont présentés en coupe ou uniquement par leurs vaisseaux sanguins, dans des situations diverses et variées du quotidien). On vous dira comment c'était, ça fait le Tour du Monde, cette expo, donc si vous voulez la voir un jour.
- on a loupé le concert du siècle, au Cargö le 5 février.
- on pense faire un tour en France en mars ou avril.
- les parents de Clem débarquent jeudi.
- mon pote Florian débarque en avril.
On donnera de nouvelles rapidement, promis, cette fois.
Et une flopée de photos pour finir...


Le Murrays, autrefois appelé le Frazer, se situe en haut de O'Connell, LA grande avenue de Dublin, les Champs Elysées taille réduite, en quelque sorte, avec la Spire (la grande aiguille de 200 mètres de haut) posée au milieu. D'extérieur, il ne séduit pas vraiment le passant, une façade tout ce qu'il y a de plus banale, un tableau noir sur lequel sont tracés à la craie tous les matches diffusés le week-end. Au rez-de-chaussée, ambiance resto, une petite piste de parquet où viennent parfois s'ébattre quelques danseurs de claquettes. Au premier étage, ambiance.
Et puis hier, c'était le derby de Madrid, entre le Real et les matelassiers de l'Atletico, ambiance de dingue, ça parle espagnol dans tous les coins, ça hurle à chaque action, ça Hijo de Puta, ça Puta de Madre. Un truc à vivre une fois dans votre vie, je vous dis. Il y a un type chauve, casquette vissée sur le crâne, les doigts enserrés autour d'une bière qui oublie de se vider, et je vous jure qu'on a cru, à un moment, qu'il ne survivrait pas au final incroyable du derby espagnol de l'année, l'Atletico égalisant à dernière minute, avant de se reprendre un péno dans la foulée.%255B1%255D.jpg)




